Les plus de 70 ans parlent de la dépendance
L’enquête Mondial Assistance-Notre Temps, réalisée par TNS-Sofres auprès de 1 000 lecteurs du magazine Notre Temps, révèle la perception des 70 ans et plus sur les conséquences du vieillissement et la dépendance.
En voici quelques extraits :
« La majorité des personnes de 70 ans et plus est en bonne santé et complètement autonome. »
Les principaux problèmes rencontrés dans leur vie quotidienne sont l’accomplissement des tâches ménagères (38%), faire les courses (19%) ou une capacité réduite à sortir seul de chez soi (21%).
Seul 26% des plus de 70 ans subissent réelle une perte d’autonomie (besoin d’aide au lever et au coucher, pour la toilette, pour s’habiller, se déplacer…). Mais 45 % se considèrent tout de même comme « fragilisés » dans l’accomplissement des tâches du quotidien ou sur le plan de l’autonomie personnelle.
« Même s’ils ne sont pas limités dans la vie quotidienne, les « autonomes » sont préoccupés par la perte d’autonomie et peinent à s’en ouvrir, à en parler. »
64% d’entre eux pensent de temps en temps à une future perte d’autonomie, mais peu abordent ce sujet avec leurs proches (40 %) ou par exemple à leur médecin (19%).
La moitié d’entre eux prend des dispositions d’ordre pratique pour prévenir ou s’adapter à la dépendance (aménagement du logement, déménagement, contrat d’assurance dépendance…).
La plus grande crainte des personnes « autonomes » est d’abord la perte de la mémoire (pour 6 sur 10), puis la perte d’autonomie (5 sur 10) et la perte de la vue (4 sur 10).
« Les « fragilisés », qui se sont le plus souvent peu préparés à la perte d’autonomie,
sont bien soutenus au quotidien par l’entourage et les professionnels. »
Seule 1 personne sur 2 s’était préparée à l’idée de la perte d’autonomie, et 1/3 avaient pris de dispositions pratiques.
70% des ces personnes « fragilisées » sont prises en charge au quotidien par des services à la personne, et environ 60% bénéficient également d’un soutien de leur entourage.
« Plus la perte d’autonomie est grande, plus la peur de déranger est forte. »
Même chez les personnes « autonomes », la peur de déranger leur entourage est présente : 1/3 n’oseraient appeler qu’en cas d’urgence. 4 personnes «fragilisées» sur 10 et 1 personne en perte d’autonomie sur 2 ont peur de déranger, et n’appelleraient qu’en cas d’urgence.
« On se rend compte ainsi que ce sont ceux qui ont le plus besoin d’aide qui osent
le moins la solliciter. »
Source : « Dépendance : les plus de 70 ans s'expriment pour la première fois », www.tns-sofres.com
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