Ce serait entre 65 et 70 ans que le bonheur serait à son comble !
Au moment où un débat public renaît sur la perspective de laisser travailler des salariés jusqu’à 70 ans une étude de l’INSEE et un rapport du Conseil des prélèvements obligatoires perturbent un peu les idées reçues.
L’INSEE constate dans le cadre d’une étude publiée récemment qu’en France la courbe du bonheur atteint son point culminant entre 65 et 70 ans.
Le Conseil des prélèvements obligatoires quant à lui considère dans son rapport consacré à l’équité intergénérationnelle que les politiques publiques des trente dernières années auraient engendré des déséquilibres entre les générations en favorisant nos aînés.
Selon ce rapport « le niveau de patrimoine des plus de 50 ans excède de plus de 50% le patrimoine moyen, leur revenu net disponible excède de plus de 15% le revenu moyen ».
D’autre part, les prélèvements sur la consommation sont plus favorables aux plus de 65 ans qui achètent souvent des produits faiblement taxés et le taux d’imposition sur le revenu est moins élevé sur cette tranche d’âge (faiblesse de la CSG sur les pensions de retraite).
Le financement de la SS pèse pour sa part moins sur les personnes âges que sur les actifs qui s contribuent fortement à la CRDS.
Nous serions donc au cœur d’une période illustrée par l’image du jeune retraité riche, propriétaire d’un logement devenu inaccessible aux salariés actuels et dont le niveau de vie est comparable à celui des actifs de son temps.
Même si cette image cache des réalités très contrastées, les sexagénaires d’aujourd’hui seraient bienheureux.
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