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Euthanasie: le rapport Leonetti refuse de reconnaître "un droit à la mort"

Aucune législation sur l’euthanasie ne sera effectuée. François Fillon propose de poursuivre le développement des soins palliatifs.

Après la mort de Chantal Sébire (qui souffrait d’une tumeur évolutive qui la défigurait), une mission a été ouverte par le premier ministre pour essayer de trouver une solution à une fin de vie difficile.

Auteur de la loi du 22 avril 2005 sur la fin de vie, Jean Leonetti, député-maire UMP d'Antibes, a donc travaillé pendant huit mois avec Gaëtan Gorce (PS), Olivier Jardé (Nouveau Centre) et Michel Vaxès (PCF), procédant à 74 auditions et à quatre déplacements dans des pays européens (Pays-Bas, Royaume-Uni, Belgique et Suisse).

Ce rapport refuse de reconnaître un droit à la mort. Pour Jean Leonetti, la loi de 2005 reste toujours adaptée, mais méconnue et mal appliquée. Sans légaliser l'euthanasie, ce texte rend possible le "laisser mourir" en autorisant un patient à refuser toute "obstination déraisonnable" quand il n'y a plus d'espoir. Il autorise les médecins à administrer de puissants médicaments antidouleur, même s'ils ont pour effet secondaire d'abréger la vie du patient. "Lorsque le malade est en fin de vie, le dispositif légal actuel (...) résout l'immense majorité des problèmes rencontrés", plaide le député des Alpes-Maritimes mardi dans "Le Figaro".

Le rapport Leonetti propose de mieux communiquer sur la fin de vie et de mieux assister les malades en soin palliatifs.
Par ailleurs un congé d’accompagnement à domicile d’un parent en fin de vie sera accordé. Le but de cette action est de doubler d’ici 2012 le nombre de personnes bénéficiant de soins palliatifs.

Source: Le Nouvel Observateur

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