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Actualités Janvier

Des J. O écolos

Hier, les villes françaises d’Annecy, Grenoble, Nice et Pelvoux ont présenté officiellement leur candidature pour les Jeux Olympiques d’hiver 2018 au CNOSF, le Comité National Olympique du Sport Français. La ville choisie rejoindra les villes de Munich en Allemagne, Genève en Suisse, Denver aux Etats-Unis et Peyong Chang en Corée du Sud, elles aussi candidates. Le Comité International Olympique choisira en 2011, après enquête, la ville qui organisera les J.O. d’hiver de 2018.

Mais qui dit J.O. suppose aménagement des territoires, parfois destruction de sites, pollution, ou encore construction d’infrastructures qui deviennent souvent inutiles une fois les jeux terminés. La question de l’impact environnemental des J.O. se pose donc aujourd’hui.

A Grenoble, justement, les Verts et un comité anti-olympique protestent contre la candidature de la ville, arguant que le critère environnemental pèse très faiblement dans la procédure de sélection du CIO. Selon Laurent Chabaud, Directeur général du CNOSF, le logiciel d’analyse Decision Matrix utilisé par le CIO pour établir son choix, devrait évoluer pour accorder plus d’importance à l’environnement.

La ville de Grenoble a donc pris des engagements pour assurer des Jeux Olympiques « écolos » : réduction des émissions de carbone, avec des déplacements en train ou en télécabine, peu de construction d ‘infrastructures sportives et mise à disposition de celles-ci aux habitants après les jeux, reconversion du village olympique en logements sociaux… La ville espère que ces engagements pèseront en sa faveur dans la décision du CNOSF.

Mais un des problèmes les plus importants qui se pose aujourd’hui est la diminution de l’enneigement, due au réchauffement climatique. D’ici 2018, si le climat continue à se réchauffer, le manque de neige deviendrait un obstacle au bon déroulement de certaines épreuves, et pourrait nécessiter un recours à la neige artificielle. Celle-ci a pourtant un impact très négatif sur l’écologie.

Il reste donc quelques années aux organisateurs des jeux Olympiques pour trouver une alternative à la neige artificielle, et répondre aux nombreuses questions environnementales pour promouvoir des Jeux Olympiques « verts » à faible impact sur l’écologie.

Source : Le Monde

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